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Ce surprenant Dissidia Final Fantasy NT…

 

Ce surprenant Dissidia Final Fantasy NT…

Jeu d’arcade très populaire au Japon adapté une première fois sur PSP, Final Fantasy : Dissidia débarque cette année sur les consoles de salon, en exclusivité sur la Playstation 4. Si le jeu ravira les fans de la saga FF par les retrouvailles avec les principaux personnages des différents volets, il promet aussi de les perturber en mêlant les univers du RPG et du jeu de combat, servi par un gameplay déroutant.

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Trop d’informations, difficile de tout suivre à l'écran…

Un gameplay pointu

Le moins que l’on puisse dire, c’est que la prise en main de ce Dissidia n’est pas évidente. Il faudra passer par l’indispensable tutoriel, très bien fourni, avec trois catégories d’entrainements qui permettront de se familiariser avec les subtilités du gameplay : les actions de base, les techniques avancées et les combats aux Quartz. Un tutoriel rappelant les principes des modes de jeux et les différentes possibilités qu’offrent le titre est également disponible.
 
Les combats, nerveux et immersifs, souffrent malheureusement d’une surabondance d’informations qui s’avèrent assez indigestes et difficiles à lire dans le feu de l’action, l’ensemble n’étant pas facilité par une caméra parfois capricieuse. Leur principe reste assez simple, puisqu’il faudra alterner entre les attaques points de vie et les attaques bravoure. Ces dernières rempliront progressivement une jauge qui, une fois pleine, permet au joueur d’infliger des dégâts dévastateurs, et de se rapprocher de l’objectif final de mettre ses trois adversaires K.O.. Contrairement aux jeux de combat classiques, il ne s’agira pas forcément de maîtriser des combos compliqués, mais plutôt de doser stratégiquement la défense, l’attaque et le choix de la cible. En fracassant les Quartz qui apparaîtront sur la carte pendant les combats, on pourra aussi remplir une jauge d’invocation qui appellera des entités comme Leviathan ou encore Shiva à notre rescousse. Les Quartz font aussi l’objet d’un mode de combat différent, basé sur l’attaque/défense.

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Énormément de personnages jouables…

Casting XV étoiles

Ce ne sont pas moins de 28 personnages issus des différents titres de la sage FF (6 supplémentaires sont annoncés pour plus tard) qui sont jouables dès le départ, divisés en quatre classes : le Combattant, puissant, lourd et lent pour les joueurs privilégiant le corps à corps ; l’Assassin, plus rapide et mobile mais aussi plus fragile ; le Tireur qui attaque à distance et enfin le Spécialiste qui combine les trois autres classes. Ces différentes caractéristiques et le format de combat en 3 vs 3 apportent un côté tactique au gameplay, ce qui implique une bonne coopération entre les joueurs, notamment dans les batailles en ligne. Certains seront plus accessibles de prime abord, comme Sephiroth pour le combat de mêlée ou le tireur Ace, mais tous possèdent un potentiel unique pour qui saura parfaitement les maîtriser. Si les combats sont plaisants et même jouissifs au premier coup d’œil, une certaine lassitude peut rapidement se faire sentir devant la redondance du triptyque attaque bravoure/attaque PV/invocation. La principale motivation pour continuer à guerroyer sera la découverte et le perfectionnement au maniement de nouveaux personnages.

Un mode offline qui prépare au multi

Au niveau de l’interface, le menu du jeu est divisé en quatre parties principales : les options, l’histoire, le mode hors ligne et le multijoueur. On ne saura que trop conseiller aux novices de ne pas se lancer d’entrée de jeu sur le mode online, sous peine d’être sérieusement refroidi par la confrontation avec des joueurs rôdés aux capacités des différents personnages. Mieux vaut se tourner vers les affrontements contre l’IA hors ligne, qui seront la suite logique des tutoriels pour bien se perfectionner. Plusieurs niveaux de difficulté proposent une adversité montant crescendo, allant de bronze à platine. Deux modes sont disponibles, un mode « express » ou on choisira ses deux acolytes et où l’on affrontera 6 équipes différentes pour obtenir des récompenses, et un mode « libre » que l’on paramètrera à sa guise.
 
Le mode histoire se compose d’une arborescence de cinématiques déblocables appelées « Memoriae », que l’on récupèrera en récompenses suite aux affrontements hors lignes et multijoueur. Un mode qui prolonge la durée de vie du titre et qui justifiera l’enchaînement des combats. Côté personnalisation, les « Gils » obtenus grâce aux victoires permettent d’acheter dans la boutique des tenues, armes, messages de chat, mais aussi des icônes et des morceaux de musique issus des différents volets de Final Fantasy. Des éléments que l’on pourra aussi récupérer gratuitement sous forme de « trésors » obtenus en combat.

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Beaucoup de possibilités de personnalisation via la boutique du jeu !

 

Orienté clairement vers le multijoueur, Dissidia propose trois modes : le match de classe solo, le match par équipe qui permet d’inviter ses amis à combattre, et le match libre en salon. Le matchmaking y est efficace, puisqu’il ne proposera d’affronter que des joueurs de niveau similaire. Les temps de chargement sont plutôt courts, et la stabilité des serveurs semble bonne, même si des ralentissements peuvent survenir.
 
Esthétiquement, le jeu est de très belle facture, grâce à ses 60 images FPS constants. Les animations sont très réussies, les apparitions de créatures invoquées comme Leviathan qui débarque dans un tourbillon d’eau font leur effet sur la rétine. La bande-son est également très réussie avec le retour de thèmes musicaux de la saga FF, variant de sonorités très rock à des envolées classiques. La redondance de certains morceaux présents notamment dans les menus peut néanmoins devenir pénible à la longue, un défaut cependant présent dans la plupart des jeux vidéos.

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Des entrées en scène léchées…

Brouillon mais convaincant

Plein de bonnes intentions, accessible aux novices et qui plaira sans doute aux fans de Final Fantasy, Dissidia souffre néanmoins de quelques problématiques qui pourront rebuter les joueurs. Les combats sont intenses mais trop souvent rendus illisibles par le nombre d’informations qui apparaissent à l’écran et les mauvais angles parfois adoptés par la caméra. À contrario, la bande son, la découverte des 28 personnages et de leurs spécificités, le déblocage au fur et à mesure des éléments de l’histoire principale sont les grands points forts de ce titre, qui méritera de s’y plonger en faisant fi de ses défauts.

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