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Londres surpasse Philadelphie

 

Londres surpasse Philadelphie

Ainsi, la saison inaugurale de l’Overwatch League se termine en apothéose avec la victoire de London Spitfire sur Philadelphia Fusion. Les londoniens se sont imposés 2 matchs à 0 sur les scores sans conteste de 3-1 et 3-0. Malheureusement pour les joueurs de Philadelphie, l’équipe 100% coréenne de Spitfire a démontré d’incroyables capacités d’adaptation pour maîtriser quasiment toutes les situations sur une méta qui leur avait pourtant posé énormément de difficultés durant la quatrième étape de la saison régulière. Retour sur cette première grande finale qui s’est tenue dans l’arène de l’immense Barclays Center de New York…

Première manche de cette finale sur Dorado.

London calling

Dès lors, dans la nuit du vendredi 27 au samedi 28 juillet, les deux équipes avaient à cœur de tout donner dans l’optique de prendre la tête de cette grande finale ainsi que l’ascendant psychologique en vue du second match. Sur la première carte d’escorte, Dorado, c’est Philadelphia Fusion qui mène les négociations avec, alignée sur le terrain, une formation solo heal/double sniper composée de SADO sur Reinhardt, HOTBA sur Zarya, Eqo sur Hanzo, Carpe sur Widowmaker, Boombox sur Zenyatta et Neptuno sur Mercy. Afin d’accueillir comme il se doit l’attaque, Londres opte pour une formation similaire avec Bdosin sur Roadhog, Gesture sur Orisa, Fury sur D.Va, Profit sur Hanzo, birdring sur Widowmaker et NUS sur Mercy. Emmenés par un Carpe magistral et un HOTBA extrêmement efficace après son changement de pick sur D.Va, les joueurs de Philadelphia Fusion parviennent à valider in extremis les trois checkpoints en overtime. Au changement de side, les deux équipes adoptent les mêmes configurations avec en frontline une triple tank Orisa, Roadhog et D.Va, complétée par une backline basée sur le duo Hanzo/Widowmaker ainsi que Mercy pour assurer le soutien. Londres réussit à se frayer un passage jusqu’au dernier point de passage, mais échoue en prolongations face à une défense collective hors du commun alors que les joueurs coréens avaient pourtant économisé une time bank conséquente de plus de 4 minutes et 30 secondes sur cette dernière section.

Ainsi, Philadelphie engrange un premier point. Sur la carte de contrôle Lijiang Tower, le match prend une tout autre tournure. Dans les salles de l’Université, alors que les Spitfire persistent sur la même formation, les Fusion prennent la voie des airs avec une Pharmacy jouée par Eqo et Neptuno. Seulement, bien que Philadelphie ait montré quelques signes d’opposition, notamment en fin de manche, le premier round se termine sur le score de 100% à 47% en faveur des londoniens qui auront dominé pratiquement tous les teamfights. Dans les jardins de Lijiang Tower, les formations évoluent légèrement avec une Tracer jouée par Carpe pour les américains et une Brigitte incarnée par Profit pour les anglais. Dans un premier temps, Philadelphie semble contrôler l’affrontement ainsi que la zone. Néanmoins, c’était sans compter la pugnacité des londoniens qui reprennent le point et ne bougeront plus d’un pouce. Au final, London Spitfire revient à un partout en égalisant sur le score de 100% à 41%.

Sous les tours du château d’Eichenwalde, Philadelphie cède…

Sur la troisième carte Eichenwalde, Poko, joueur offtank français des Philadelphia Fusion, fait son entrée sur scène sous les acclamations du public. Premier en attaque, Fusion se porte sur une triple DPS avec SADO sur Orisa, Poko sur D.Va, Eqo sur Pharah, HOTBA sur Tracer, Carpe sur Hanzo et Neptuno sur Lucio. En défense, Londres reste fidèle, dans les grands lignes, à ses précédent choix avec Bdosin sur Roadhog, Gesture sur Orisa, Fury sur D.Va, Profit sur Pharah, birdring sur Hanzo et NUS sur Mercy. Après avoir déroulé un plan d’action plutôt efficace sur le premier point en obtenant une time bank de 4 minutes et 30 secondes, Philadelphia Fusion marque le pas dans la deuxième section alors que London Spitfire intensifie ses phases défensives à l’image d’un Gesture extrêmement impactant et d’un Profit passé sur Brigitte qui élimine à plusieurs reprises l’unique support des Fusion, à savoir la Mercy de Neptuno. Ainsi, malgré tous les efforts des américains, le payload établit la marque entre les deux premiers checkpoints, laissant une chance aux londoniens de prendre la tête dans cette rencontre. Lorsque les rôles s’inversent, HOTBA démarre sur Roadhog alors que Londres change son fusil d’épaule en faveur d’une formation double sniper avec Bdosin sur Roadhog, birdring sur Widowmaker et Profit sur Hanzo. Après un départ difficile et une validation du premier point avec une time bank de 3 minutes et 10 secondes, la progression de London Spitfire et du payload jusqu’à la marque se fait sans peine et ce, en moins de 2 minutes. À noter l’énorme travail de Bdosin en fin de partie qui empêche la défense de venir contester la dernière poussée à l’aide de sa Tracer fraîchement choisie en éliminant, en amont du point, la Widowmaker de Carpe et la Mercy de Neptuno. Londres prend la tête avec 2 à 1 et s’offre une occasion de remporter la rencontre.

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Une première victoire méritée dont Profit aura été l’un des principaux artisans.

Sur la quatrième carte, Volskaya Industries, Philadelphie est une nouvelle fois la première à assumer le rôle d’assaillant avec une composition 3-3 (3 tanks – 3 supports), avec SADO sur Reinhardt, Eqo sur Zarya, Poko sur D.Va, Carpe sur Brigitte, HOTBA sur Moira et Neptuno sur Lucio. En défense, Londres insiste sur la solo heal/double sniper. Après quelques tentatives avortées, en cause principalement la paire de snipers londoniens, Philadelphie réussit finalement à sécuriser le point A, à l’aide du Ralliement de Brigitte, avec une time bank de 4 minutes et 35 secondes. Sur le point B, la défense établie par Londres tient bon à l’instar de la Mei de Profit qui engrange un triple kill. Au final, Philadelphie échoue avec seulement 57% du second point. Désormais en attaque, les joueurs de Londres modifient leurs habitudes de jeu dans ce match avec une dive composée de Gesture sur Winston, Fury sur D.VA, birdring sur Tracer, Profit sur Genji, Bdosin sur Ana et NUS sur Mercy. En défense, Philadelphie porte son dévolu sur une solo heal et double sniper. Au niveau du point A, les assauts se succèdent sans que l’équipe américaine ne cède alors que le temps défile inexorablement. Dix secondes avant la fin du temps réglementaire, la dernière phase d’attaque des londoniens aurait bien pu échouer si Fury n’avait pas débloqué la situation grâce aux éliminations successives de Neptuno et du méca de Poko sur une autodestruction. Sur le point B, Londres semble bien placé pour effectuer une snowball, mais c’était sans compter l’autodestruction salvatrice de Poko qui fauche NUS, Bdosin et le surchargeur de Gesture. La défense résiste bien, mais finit par s’effondrer totalement dans les dernières secondes face à la Tracer de Profit qui supprime pas moins de trois philadelphiens en début d’escarmouche. Dès lors, London Spitfire remporte le premier match de ce Bo3 sur le score de 3 à 1 et s’inscrit dans les meilleures conditions pour le deuxième match programmé le lendemain.

Junkertown, première carte du deuxième match.

Phili, c’est fini

Dans la nuit de samedi à dimanche, ce deuxième match de la grande finale de l’Overwatch League débute sur Junkertown. Philadelphia Fusion est la première équipe à escorter le payload. Pour se faire, elle s’appuie sur une formation solo heal/double sniper avec Boombox sur Roadhog, Poko sur D.Va, SADO sur Orisa, Eqo sur Hanzo, Carpe sur Widowmaker et Neptuno sur Mercy. En défense, London Spitfire présente la même configuration avec Bdosin sur Roadhog, Fury sur D.Va, Gesture sur Orisa, Profit sur Hanzo, birdring sur Widowmaker et NUS sur Mercy. Marque de fabrique du support de Philadelphie, Neptuno renverse la vapeur sur le premier checkpoint dans une escarmouche qui semblait pourtant perdue en boostant tour à tour le Hanzo de Eqo et la Orisa de SADO qui font un véritable massacre. Les américains s'accaparent ainsi une time bank de 4 minutes et 30 secondes. Malgré une défense très agressive, Philadelphie parvient jusqu’au deuxième point sans trop d’encombres avec une time bank de 4 minutes sous l’impulsion d’un Eqo aux flèches dévastatrices. Sur la dernière section, même si Neptuno s’est illustré, comme à son habitude, par ses résurrections risquées, les londoniens jugulent correctement l’avancée du payload en ciblant en priorité la backline et le payload échoue à quelques dizaines de mètres de l’arrivée. À noter, l’incroyable Frappe du Dragon de Profit qui liquide 4 assaillants ainsi que le méca de Poko. Au changement de side, en attaque comme en défense, les équipes adoptent la solo heal/ double sniper. Galvanisés par leur prestation précédente, les londoniens valident rapidement le premier point avec plus de 4 minutes et 45 secondes dans la time bank. Dans la deuxième section, même si la fameuse « Poko bomb » offre un triple kills, London Spitfire récupère une time bank de 4 minutes et 25 secondes alors que la frontline, montée en avance sur le dernier checkpoint, se fait étriller par Eqo. Piqués au vif, les londoniens reviennent en force et poussent le payload jusqu’à sa destination, arrachant ainsi un premier point alors qu’il restait plus de 3 minutes dans la time bank…

Sur la carte Lijiang Tower, alors que les combats se profilent dans le Night Market, les deux équipes changent de composition au profit d’une Pharmacy. Ainsi, côté Philadelphie, on opte pour SADO sur Winston, Poko sur D.Va, Carpe sur Widowmaker, Eqo sur Pharah, Boombox sur Zenyatta et Neptuno sur Mercy. En face, Londres se dote de Gesture sur Winston, Fury sur D.Va, Profit sur Pharah, birdring sur Widowmaker, Bdosin sur Zenyatta et NUS sur Mercy. Les London Spitfire sont les premiers à capturer le point. Dès lors, les londoniens, menés par un Profit des grands jours jouent une partition sans fausse note, résultant sur le score sans appel de 100% à 0%. Dans les jardins, à l’ombre de la tour de Lijiang, seule Londres modifie légèrement sa formation avec Profit sur Tracer. Et dès les premiers instants, la Widowmaker de birdring annonce la couleur en multipliant les headshots. Même si les joueurs de Philadelphie ont repris un moment la souveraineté du point grâce aux performances du duo Eqo sur Tracer/Carpe sur Widowmaker, London Spitfire s’impose 100% à 38%, notamment grâce à l’élimination en début de teamfight de Neptuno par une bombe à impulsion intelligemment placée par Profit. Ainsi, Londres s’offre une première balle de match dans ce Bo5 avec 2 à 0.

King’s Row scelle la victoire des London Spitfire.

Sur la troisième carte, King’s Row, Philadelphia Fusion, dos au mur, repose ses espoirs sur une formation solo heal/double sniper, tandis que London Spitfire propose une composition solo heal avec pour seule modification un Junkrat joué par Profit. Après plusieurs tentatives sur le premier point, un double kill de Carpe sur le Roadhog de Bdosin et la Orisa de Gesture permet de nettoyer la zone et de débloquer le payload pour une time bank de 4 minutes et 25 secondes. Sur la deuxième section, les pneumastics de Profit ralentissent grandement l’avancée des philadelphiens alors que le temps défile. Toutefois, ces derniers ne paniquent pas et finissent par récupérer le contrôle de la situation pour atteindre le second checkpoint en overtime. Bien que les joueurs de Philadelphie ne disposent que d’une maigre time bank d’une minute et 30 secondes et après un assaut avorté par un double kill de Fury obtenu grâce à son autodestruction, les assaillants produisent une formidable poussée pendant l’overtime et abattent un par un leurs adversaires, permettant au payload d’arriver à destination. Certainement l’une des actions collectives les plus épiques de ces playoffs ! Au changement de side, l’espoir semble renaître du côté de Philadelphie qui conserve sa formation, tout comme les londoniens qui persistent sur la leur. En défense, Carpe impose le rythme en multipliant les headshots, avortant ainsi plusieurs fois les velléités offensives. Il faudra plus de 3 minutes à London Spitfire et une formation totalement remaniée pour de la 3-3, pour enfin renverser le rapport de force et débloquer le payload. Dès lors, malgré les différents changements de héros de Philadelphie, Londres profite de son ascendant pour dérouler jusqu’au dernier checkpoint et s’attribue une minute et 10 secondes dans la time bank. De nouveau en attaque, Londres poursuit avec sa formation 3-3 tandis que Philadelphie se porte sur une une solo heal. Il ne suffira aux londoniens que d’un assaut pour fissurer la défense et récupérer le tiers de l’objectif. Score final 3 à 0 pour les joueurs de London Spitfire qui, après avoir été les premiers à devenir champion d’étape en février dernier, entrent dans l’histoire de l’Overwatch League en s’accaparant pour la première fois le titre de champion de cette saison inaugurale.

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Le trophée part ainsi pour la ville de Londres !

Cette grande finale de l’Overwatch League, les deux matchs confondus, a réuni plus de 1,7 millions de spectateurs selon les estimations du site spécialisé dans les audiences gaming ESC. En moyenne, ces playoffs ont été suivi par 254 000 personnes à travers le monde pour un total de 11,8 millions de viewers et seulement 29 heures de diffusions. Pour une première, c’est un véritable exploit dont peuvent être fières les équipes de Blizzard Entertainment. Et la tendance n’est pas prête de baisser avec l’arrivée pour la deuxième saison de six nouveaux slots, dont trois semblent déjà connus. Selon une source fiable de Jacob Wolf, rédacteur pour ESPN, la ville d’Atlanta en Géorgie, celle de Guangzhou en Chine et la capitale française Paris vont permettre l’agrandissement de la communauté comme de l’écosystème eSportif sur Overwatch. Pour le moment, le nombre d’équipe serait ainsi porté à 15. Toutefois, rien n’a été confirmé par Blizzard et d’autres structures pourraient se monter d’ici la fin de l’été. En attendant, les adorateurs du beau jeu pourront assister à l’évènement Overwatch League All-Star Game programmé fin août qui rassemblera les joueurs les plus talentueux de l’OWL. Par ailleurs, le monde compétitif continue de tourner au travers des Overwatch Contenders qui aborderont bientôt leurs phases finales. Un univers à observer attentivement puisque de nombreux joueurs des différentes régions pourraient bien rejoindre les formations de l’Overwatch League lors du prochain mercato. Pour finir, rappelons que la Coupe du Monde démarre mi-août avec des premiers matchs prévus en Corée du Sud. Le public français, quant à lui, pourra assister à plusieurs match durant le Qualifier français qui se déroulera du 21 au 23 septembre prochains, à commencer par la France contre les Pays-Bas.

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