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Safety first !

 

Safety first !

Lors de cette édition 2018 de l’E3, Ubisoft joue la sécurité en axant ses développements sur ses licences à succès. Par rapport aux années passées et la mise en scène particulièrement travaillée, la conférence Ubisoft de 2018 aura été infiniment plus sage et ce, sans réellement réserver de surprises. Au niveau des nouvelles annoncées et des titres prévus dans l’avenir, le manque d’audace est flagrant. On en vient presque à regretter des collaborations inattendues à l’instar d’un Mario + Rabbids Kingdom Battle façon Xcom...

« Quel est votre métier spartiates ? »

C’est dans les vieux pots…

Comme à son habitude, Ubisoft n’a pu s’empêcher de commencer son show par l’introduction d’une phase complètement « What the fuck !? ». Ainsi, la courte officialisation de Just Dance 2019 s’est faite par l’intermédiaire d’une fanfare colorée assistée de danseurs, le tout dirigé par un chef d’orchestre panda… Comme chaque année, la nouveauté se situe du côté de l’intégration de nouvelles musiques à savoir 40 chansons d’artistes et groupes variés tels que Bruno Mars, Mayra Verónica, Daddy Yankee et consorts.

À peine quelques mois après la sortie d’Assassin’s Creed Origins, véritable bijou du panthéon vidéoludique, une nouvelle itération des péripéties opposants les templiers aux assassins est déjà annoncée. Assassin’s Creed Odyssey plonge le joueur dans la Grèce antique, en pleine période des guerres du Péloponnèse, soit en 431 avant Jésus-Christ. « Cela fait trois ans qu'on travaille dessus. On voulait trouver un moyen de revitaliser la franchise et on s'est plongé encore plus en arrière », a déclaré Scott Phillips, chargé du développement du titre. Et quoi de mieux que le conflit opposant les deux cités-états de Sparte et Athènes. Dès lors, la bande-annonce raconte l’histoire d’un enfant, Alexios, rejeté par ses parents et livré à lui-même. Ce dernier, devenu mercenaire, a vraisemblablement été engagé par la confrérie pour mener à bien l’offensive contre Athènes et les templiers. Si ce nouvel opus ne semble pas, de prime abord, révolutionner la série des Assassin’s Creed, les joueurs apprécieront sans doute le retour des combats maritimes à la manière d’un Black Flag, customisation de la trirème et de l’équipage en bonus, comme la possibilité de choisir le sexe du héros incarné, Alexios ou bien Kassandra. Par ailleurs, dans l’optique de rendre les dialogues plus dynamiques, le joueur devra choisir des répliques qui auront certainement un impact sur le scénario. Pour finir, à l’instar d’Origins, l’Histoire fera partie intégrante de l’expérience vidéoludique et s’étalera sur une carte 256 km² constituée de nombreux sites connus. Le titre sera disponible le 5 octobre prochain sur PS4, Xbox One et PC.

The Division quitte la verticalité de New York pour la capitale Washington.

Sorti en 2016, Tom Clancy’s The Division avait apporté un bol d’air frais au monde des MMO en combinant campagne solo et côté coopération, le tout basé sur un jeu de tir PVE/PVP et quelques éléments de RPG. Pour 2018, Ubisoft prévoit de lancer la suite du titre avec pour toile de fond la ville de Washington à l’échelle réelle, 7 mois après la pandémie qui toucha New York City. Les joueurs vont devoir libérer des zones pour permettre aux citoyens d’échapper au joug de différentes bandes armées et ainsi tenter d’instaurer la justice en ville. Les premières images de gameplay semblent présenter un jeu abouti dont les graphismes paraissent avoir bénéficié de grandes améliorations. Outre un système de clans, les joueurs vont désormais pouvoir constituer des équipes de 8 joueurs pour effectuer des raids à l’instar de Destiny. Un système de spécialisation avec des classes disponibles à partir du niveau 30 sera instauré, composé du démolisseur, du tireur d’élite et du survivaliste, chacun ayant son arsenal spécifique comme un lance-grenade, un sniper ou une arbalète. La sortie du TPS est programmée pour le 15 mars 2019. À préciser que la piste d’un mode Battle Royale pourrait être empruntée par les équipes d’Ubisoft.

LA claque !

Après avoir fait preuve d’une patience extrême pendant plus de 15 ans, les fans de Beyond Good and Evil savourent chacune des bribes d’information dispensée par les équipes d’hitRECord, chargées du développement. Ainsi, l’éditeur a mis les petits plats dans les grands avec une nouvelle bande-annonce ainsi qu’une vidéo de gameplay en pré-alpha inédite de Beyond Good and Evil 2. Ce deuxième opus devrait reprendre les bases scénaristiques du premier avec la conservation des personnages de Jade, journaliste intrépide avide de vérité, et l’oncle Pei’j, créature mi-homme/mi-sanglier cultivant l’art de la cuisine. Néanmoins, dans les détails, Ubisoft semble vouloir cultiver le mystère en omettant, à dessein, d’apporter un soupçon d’intrigue, ne serait-ce que pour aiguiller les fans de la première heures comme les millions de joueurs non-initiés mais captivés par l’univers présenté. Pour rappel, dans Beyond Good and Evil, le joueur incarnait Jade, personnage centrale impliqué aux côtés du réseau de résistance IRIS dans une lutte acharnée contre les extraterrestres envahisseurs DomZ et les sections Alpha, sorte de milice dictatoriale autoproclamée en charge de la sécurité de la population et ce, au détriment des instances établies. Dans cette nouvelle itération, il semble que la résistance soit toujours active et rassemblée dans une barge spatiale aux allures d’Arcadia, le vaisseau du pirate Albator.

Une aventure spatiale qui s’annonce excellente…

La courte session de gameplay a levé partiellement le voile sur certains éléments du jeu. Développement contemporain oblige, le titre adopte un monde ouvert ainsi qu’un système de combat amplement inspiré de The Witcher 3. Les décors de la cité Ganesha flattent la rétine, dépeignant un monde futuriste mélangeant hindouisme, culture indo-asiatique, créatures humanoïdes, hyper verticalité, vaisseaux en tout genre et bien d’autres. Le projet est loin de prendre la direction d’une sortie prochaine, mais reste extrêmement prometteur. Pour information, les quatre studios de Montpellier, Bordeaux, Barcelone et Sofia, intégrés au développement de Beyond Good and Evil 2, invitent les artistes du monde entier à participer à la création de ce vaste univers via la plateforme hitRECord.

Du beau monde sur scène

L’une des plus belles annonces pour les vieux briscards de la Super Nes, dont la mémoire est à jamais gravée par leurs exploits sur StarWing, concernait l’association de Nintendo au studio Ubisoft Toronto pour faire renaître l’âge d’or des space shooters par le biais de Starlink : Battle for Atlas. Shigeru Miyamoto, grand maître de la création vidéoludique nippone, était présent aux côtés d’Yves Guillemot, PDG d’Ubisoft, pour délivrer la divine surprise. Comme auparavant, les joueurs pourront incarner des pilotes de légende tels que le renard Fox McLoud et son acolyte Falco Lombardi. À l’instar de Skylanders ou Lego Dimension, une flopée de maquettes dotées de cartes NFC sera proposée à la vente. Le but étant de profiter des spécificités et arsenal de chaque astronef en les combinant, modifiant et améliorant en temps réel par des pièces complémentaires. Concernant la partie scénaristique, le titre fait office, en partie, de reboot : Fox McCloud et ses mercenaires ayant à nouveau la mission de nettoyer les différentes planètes des forces robotiques. Entièrement développé avec le moteur de jeu Snowdrop, Starlink Battle for Atlas devrait permettre aux pilotes en herbe de visiter sans accrocs et avec fluidité les 7 planètes qui composent le système Atlas. La sortie du jeu est prévue pour le 16 octobre 2018 sur Nintendo Switch, Xbox One et PlayStation 4.

Le premier qui crie a perdu !

Autre invité VIP, l’acteur rendu célèbre pour son interprétation du hobbit Frodon dans la trilogie du Seigneur des Anneaux, Elijah Wood a fait une entrée remarquée sur scène. Celui-ci est intervenu en sa qualité de créateur et producteur de jeu vidéo et pour présenter Transferance, issu d’une collaboration entre le studio de cinéma SpectreVision et les équipes d’Ubisoft Montréal. Le titre décrit comme étant « une salle d’évasion dans un esprit dérangé » sera disponible l’automne prochain en VR et sur les plateformes traditionnelles. Dans les colonnes de 20minutes.fr, l’acteur confie que « nous avons rencontré Ubisoft pour savoir s’il était possible de faire quelque chose ensemble, et nous avons échangé des idées jusqu’à ce que l’une s’impose. Le pitch est venu de la technologie elle-même, puisqu’il s’agit de mettre un casque sur la tête et d’être transporté dans un monde digital, que ce soit pour les personnages et pour les joueurs ». Genres largement plébiscités par Elijah Wood, l’horreur et le fantastique s’entrelacent dans Transferance pour profiter au mieux des sensations provoquées par la réalité virtuelle. Dans la même lignée que Silent Hill ou Layers of Fear, cette nouvelle création pourrait bien empêcher quelque-uns de dormir sur leurs deux oreilles…

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